09. février 2021 · Commentaires fermés sur Priorité à la RN 135 ! · Catégories: Actu

Les élus Meusiens militent, depuis plus de 20 ans maintenant, pour l’amélioration du tracé de la RN 135 : axe toujours classé national reliant la ville préfecture de Bar-le-Duc à la commune de Ligny-en-Barrois, où se situe la RN 4 permettant de rejoindre notamment Nancy, Paris et Strasbourg.


Cette déviation désengorgerait le réseau routier aux heures de pointe et éviterait d’alourdir le triste bilan des vies perdues jusqu’alors sur ce tronçon. La question de la vie humaine et de sa sécurité se place également au cœur de ce débat. Trop de nos concitoyens ont perdu la vie sur cet axe accidentogène.
Au-delà des nombreux enjeux de sécurité, l’économie locale est aussi largement concernée par cette déviation qui jouera un rôle important autour du projet CIGEO.
Après des années de discussions, en 2017, nous nous réjouissions d’être enfin parvenus à signer une convention, entre l’ensemble des partenaires et l’État, relative au financement de ces travaux.
L’annonce lors d’une réunion préfectorale d’une augmentation de 70% du coût total, passant de 48 à 81,5 millions, est donc incompréhensible. Elle est aussi surtout impossible à prendre en charge par les collectivités locales.

En revenant ainsi sur sa parole, l’État se dirige vers une réelle et conséquente rupture du pacte confiance avec ses partenaires locaux.
Dans la droite ligne du travail concerté que nous menons, Bertrand PANCHER, Député de la Meuse, a questionné sur ce dossier, le 26 janvier dernier, Jean-Baptiste DJEBBARI (Ministre Délégué chargé des transports), en rappelant que trois accidents, faisant un mort et un blessé grave, ont eu lieu en décembre 2020 sur cette route nationale.
Mon collègue Franck MENONVILLE, Sénateur de la Meuse, s’est exprimé ce mardi 9 février à ce sujet lors des Question Orale au Gouvernement.


Pour ma part, j’interrogerai, dans le même sens, Barbara POMPILI (Ministre de la Transition écologique) lors des Questions Orales du mardi 9 mars 2021.
Ce dossier est majeur pour notre territoire. Les élus que nous sommes se doivent de défendre la sécurisation de la traversée des communes concernées et de faciliter les déplacements de nos concitoyens. Dans cette optique, nous ne cesserons pas d’intervenir auprès de l’État jusqu’à ce qu’un accord final et irrévocable soit consenti.
Il me semble important de souligner que, depuis mon départ de la Présidence de la Région Lorraine en 2004, rien n’a été réalisé concernant la RN 135 excepté ce que j’avais engagé avec la majorité Lorraine que j’animais.


Il est grand temps que le Gouvernement prenne ses responsabilités en répondant clairement aux interrogations des élus meusiens et que l’État tienne enfin son engagement contractuel datant de plusieurs années.

Retrouvez, ci-dessous, le reportage du JT de France 3 lorraine du 08/02/2021, ainsi que mon intervention à ce sujet, à partir de 3:15

06. janvier 2021 · Commentaires fermés sur · Catégories: Actu

Aux côtés de Madame la Ministre des Armées, Florence PARLY, ainsi que des élus Meusiens et du Président de Région, nous rendions aujourd’hui hommage à nos 3 militaires du 1er régiment de Chasseurs de Thierville-sur-Meuse, victimes des terroristes islamistes du Sahel.

Cette poignante cérémonie rappelle leur combat pour défendre les valeurs de la République. J’ai retrouvé la gravité et la détermination des soldats français, fierté de notre pays et atout majeur de notre autorité en Europe et dans le monde.

Par ce message, je renouvelle mon profond respect et mes plus sincères condoléances à leurs familles ainsi qu’à leurs proches.

Retrouvez l’intégralité de l’hommage de Madame Florence PARLY, Ministre des Armées, en cliquant ici.

Crédit photo : Préfecture de la Meuse

04. janvier 2021 · Commentaires fermés sur Meilleurs vœux pour cette nouvelle année ! · Catégories: Actu
15. décembre 2020 · Commentaires fermés sur PROJET DE LOI DE FINANCES · Catégories: Actu, En séance à Paris

Le Sénat examine actuellement le projet de loi de finances pour 2021.

23. octobre 2020 · Commentaires fermés sur Renouvellement du Bureau de l’OPECST · Catégories: Actu, OPECST
Crédit Photo : Assemblée Nationale / Sénat / OPECST

Aujourd’hui, l’Office Parlementaire des Choix Scientifiques et Technologiques (OPECST) a procédé à l’élection de son Président, de son Premier Vice-Président, ainsi que de ses trois Vice-Présidents Députés et ses Trois Vice-Présidents Sénateurs.

Je remercie mes collègues Députés et Sénateurs de m’avoir désigné comme Premier Vice-Président, aux côtés de Cédric Villani, nouvellement élu Président de l’OPECST.

22. octobre 2020 · Commentaires fermés sur « Les deuxièmes mandats sont toujours plus difficiles que les premiers. » · Catégories: Actu

« Les deuxièmes mandats sont toujours plus difficiles que les premiers. »

La tribune de Gérard Longuet dans l’Opinion du 22/10/2020.

« Le candidat de droite doit être un candidat capable d’alliances et ressenti comme tel », estime le sénateur LR de la Meuse, fort des expériences passées

Parce que, dans dix-huit mois, nous voterons pour élire le futur président, il convient dès maintenant de rappeler deux vérités trop souvent oubliées par les candidats. Aucun président de la Ve République n’a été élu au premier tour. Tous doivent leur élection à des ralliements. En France, une majorité présidentielle est toujours l’enfant d’une coalition de fait. C’est la première vérité, en général oubliée par l’heureux élu.

La seconde est que les deuxièmes mandats sont toujours plus difficiles que les premiers. Réélu en 1965, le général de Gaulle démissionne en 1969. Valéry Giscard d’Estaing, Nicolas Sarkozy et naturellement François Hollande ne parviennent à faire qu’un seul mandat. François Mitterrand puis Jacques Chirac en feront deux. Le premier subit de nouveau une cohabitation imposée après la défaite de la gauche aux législatives de 1993, le second voit son premier mandat « dérobé » par la victoire de Lionel Jospin en 1997. Après 2002, son deuxième mandat, inespéré, ne laisse pas le souvenir d’une mandature énergique, CPE compris (contrat première embauche). Il est vrai qu’il s’agissait dans l’esprit de tous d’un deuxième et dernier mandat — l’obligation certes n’existait pas encore — et tous ses soutiens pensaient plus à sa succession qu’à la séquence de responsabilité ouverte miraculeusement en juin 2002. Désormais le deuxième mandat est formellement le dernier… Bonjour l’autorité présidentielle !

Porte entrouverte. Le bon sens plaide donc pour porter un regard réfléchi sur l’élection présidentielle en général et tout particulièrement si le sortant brigue un second mandat. Je suggérerais pour tous les candidats de présenter des alliances ultérieures possibles à la fois crédibles et cohérentes. Un pouvoir assis sur moins du quart des électeurs du premier tour doit respecter ceux qui le rejoindront, qu’elles qu’en soient les raisons.

« Il n’y aura qu’un seul élu, aussi il faut que ce dernier se souvienne, “qu’il y a plus d’une pièce dans la maison du Père” »

François Mitterrand avait tenté en 1988 une opération d’ouverture, largement incomprise, lorsqu’il déclara à la veille des législatives : « Il n’est pas bon qu’un seul parti ait la majorité absolue à l’Assemblée. » Il ouvrait la porte à une coalition. Mais en 1988 aucun parti n’accepta collectivement cette porte entrouverte. Trente-quatre ans après, la question se posera, car plus encore en 2022 qu’aux précédentes élections, le président élu n’aura pas de majorité sur son seul nom. Seules des alliances cohérentes et crédibles peuvent préparer un fonctionnement apaisé des institutions. Je juge que le mythe du Président, homme seul établissant un contrat avec tous les Français, est une aimable plaisanterie qui dure ce que durent les roses, « l’espace d’un matin ».

Gérard Longuet. © Sipa Press

Encore faut-il exister et que chaque grand courant puisse compter ses voix. Et on ne peut les rassembler qu’avec l’espoir de la victoire. C’est pourquoi une candidature unique de la droite républicaine s’impose. Toute diversion détruit l’espérance. Il n’y aura qu’un seul élu, aussi il faut que ce dernier se souvienne, « qu’il y a plus d’une pièce dans la maison du Père » et qu’il le comprenne au-delà des « scalps » individuels collectés lors de la composition de son premier gouvernement. Le candidat de droite doit être un candidat capable d’alliances et ressenti comme tel. A ce prix, il préfigure une autorité politique apaisée, et non l’équilibre incertain que suscite une solitude brillante, mais fragile pour cette raison.

Ancien ministre de la Défense, Gérard Longuet est sénateur LR de la Meuse.

16. octobre 2020 · Commentaires fermés sur Les travaux du Sénat (session 2019-2020) en chiffres et en images · Catégories: Actu, En séance à Paris
02. octobre 2020 · Commentaires fermés sur Gérard LARCHER réélu Président du Sénat ! · Catégories: Actu, En séance à Paris
Gérard LONGUET lors du vote pour la Présidence du Sénat, le 01 octobre 2020.

Les grands électeurs ont confirmé le message mesuré et responsable d’une majorité sénatoriale qui, par son travail au sein des Assemblées, répond, avec réalisme et bon sens, aux inquiétudes de nos compatriotes.

La très large élection de Gérard LARCHER, à la Présidence du Sénat, démontre clairement qu’une attitude de droite modérée ouverte et tolérante peut rassembler au-delà des simples partisans. C’est une leçon dont devrait s’inspirer tous ceux qui brident des responsabilités nationales.

20. avril 2020 · Commentaires fermés sur Pour une sortie plus inventive et plus humaine du confinement des moins jeunes · Catégories: Actu

Préconiser le confinement des personnes âgées jusqu’à la fin de l’année, comme l’a fait la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, il y a quelques jours est une perspective désespérante. Conditionner la fin de cette situation à la mise au point et à la commercialisation d’un vaccin est tout aussi déprimant car, même si la mobilisation des chercheurs pour y parvenir est exceptionnelle, cela prendra encore de nombreux mois. 

Mais surtout, c’est aller un peu vite dans l’analyse de la situation actuelle de l’épidémie du Covid-19. Certes, les personnes âgées sont les plus touchées par les manifestations les plus graves de l’épidémie et l’on sait que 75% des personnes décédées font partie de la classe d’âge des plus de 75 ans. Mais deux chiffres doivent aussi attirer l’attention.

Le premier est que 84% des personnes décédées présentaient des comorbidités : maladies cardiovasculaires, diabète, pathologies pulmonaires… Ce constat, de mieux en mieux documenté, permet d’isoler les groupes de population réellement à risques. Fort heureusement, toutes les personnes âgées n’entrent pas dans ces catégories, certaines sont en forme et très actives, rendent de grands services à l’économie, s’investissent dans le bénévolat associatif, ont un rôle majeur dans la solidarité intergénérationnelle.

Le second est que 38% des personnes entrées en réanimation ont entre 45 et 64 ans. Autrement dit, les personnes actives qui seront les premières à sortir du confinement pour, à raison, redonner vie à notre économie ne seront pas les moins épargnées par la poursuite de l’épidémie. Faut-il dès lors imposer un strict confinement aux seules personnes âgées ?

Comme le dit très bien l’Académie nationale de médecine, « la tentation simplificatrice consistant à gérer [la sortie de crise] par tranches d’âge et à imposer aux personnes âgées, au nom de leur propre protection, de rester confinées n’est pas satisfaisante ». Sans parler de la difficulté à définir la notion de personne âgée : plus de 65 ans, 70 ans, 75 ans ? 

Dans ce contexte, il n’est pas étonnant de voir les prises de position et protestations inquiètes des seniors se multiplier. Par le refus d’un confinement maintenu pour les seules personnes âgées, ils souhaitent non seulement défendre leur droit à l’activité et au bien-être mais également insister sur les conséquences potentiellement désastreuses, notamment sur un plan sanitaire, d’une solitude prolongée.

La bonne solution est un appel à la prudence et à la responsabilité de chacun. Les personnes âgées doivent, comme les autres, respecter les gestes barrière et le reste de la population doit adopter une attitude particulièrement attentive à leur égard, notamment grâce au port d’un masque dans tous les lieux possibles de rencontre.

Mais c’est surtout dans le colloque singulier du patient avec son médecin que la décision d’une prolongation éventuelle du confinement doit être prise. Beaucoup de spécialistes le disent, le seul critère finalement valable est celui des fragilités cliniques individuelles.

Faisons confiance au bon sens et à la responsabilité des moins jeunes parmi nous. Gageons qu’ils sauront s’appuyer sur les conseils avisés des personnels soignants dont nous mesurons tous les jours la compétence et le dévouement auprès de nos concitoyens.

08. avril 2020 · Commentaires fermés sur L’impact du recul de l’activité économique sur les finances des collectivités locales · Catégories: Non classé

Le recul de l’activité économique en 2020 va fortement augmenter le déficit du budget de l’Etat. Un mois de confinement entraîne une perte de 3% du PIB annuel. Une prévision -5% d’activité pour 2020 est plausible.
Le déficit du budget de l’Etat pourrait alors atteindre 6,3% du PIB, soit une augmentation de 60 milliards.


A ce jour, les dépenses maladie (Hôpital, ville, médicaments, indemnités journalières) augmenteraient de 7 milliards à cet instant de 2020 par rapport à 2019. Par ailleurs, les recettes, financées par plus de la moitié sur des cotisations liées à l’activité économique, plongeraient.


Pour les collectivités locales, la perte de recette pourrait atteindre 4,9 milliards d’euros.

A) Pour les Régions et en dépit des mécanismes de garantie de recettes liées aux transferts d’activités gérés par l’Etat au profit des Régions. D’abord par la diminution TVA affectée aux Régions : la garantie ne porte que si l’équivalent de la DGF que percevaient les Régions en 201, qui n’était que de 4,1 milliards.La CVAE sera également en diminution tout comme la TICPE. Pour ce dernier transfert un mécanisme de garantie existe en principe, mais le droit de compensation n’est pas connu.

B) Pour les départements : si la TFPB en 2020 (valeur fixée au 01/01/2020) ne devrait pas bouger, la TICPE et la TSCA perçus par eux vont diminuer sans que l’on sache comment fonctionnera, là encore, le mécanisme prévu de garantie. Les DTMO seront, eux, probablement fortement impactés.La perte de recette pourrait donc être de 3,4 milliards d’euros en 2020 et 2021.

C) Pour les communes, qui dépendent à 65,5% des recettes fiscales (taxe foncière et taxe d’habitation) une certaine stabilité est de fait garantie, la taxe de séjour s’annonce, elle, en chute !

D) Les EPCI reposent sur des recettes fiscales qu’ils ne contrôlent pas et qui sont sensibles à la conjoncture : la CFE pour 22% de leurs recettes fiscales et la CVA pour 14,1%.

La Commission des Finances du Sénat a produit une note complète que vous trouverez sur le site du Sénat ou en cliquant ici (Concernant les Collectivités Locales, et pour confirmation des informations déjà diffusées, les pages 23, 24, 25 et 26 sont directement utiles).

En conclusion, tout dépend de la durée du confinement en France et chez nos partenaires européens. L’activité économique peut se redresser en France, mais le rythme normal de l’activité et de la croissance dépend du climat mondial, en Asie où l’activité s’améliore ainsi qu’en Europe et aux Etats-Unis qui sont aussi paralysés que nous le sommes. Pour ma part, la brutalité du système américain peut, a contrario, nous laisser une reprise plus rapide une fois le pic cruel dépassé. En Europe, au contraire, j’imagine une sortie de confinement plus réfléchi et donc une reprise plus sûre mais plus lente.