22 octobre, 2021

Vers une transition énergétique réaliste…

Le 6ème Rapport d’évaluation du « GIEC » est en cours de préparation. Seul celui de Groupe de Travail 1, « base des Sciences Physiques », a été publié en Août 2021. Les deux autres sont attendus pour février et mars 2022.

L’Office Parlementaire d’Évaluation des Choix Scientifiques et Technologiques (OPESCT) a bénéficié, ce jeudi 23 septembre, d’une présentation commentée par la Vice-Présidente française du Groupe 1, Madame Valérie Masson-Delmotte, qui participe depuis plus de 20 ans à toutes les publications du GIEC.

Contrairement à l’impression généralement ressentie, depuis les comptes-rendus partiels diffusés cet été, le pessimisme absolu ne me paraît pas être de mise. Non pas que les objectifs décidés, par exemple à Paris en 2015, ou les affichages européens récents (neutralité Carbone en 2050) soient plausibles désormais à coup sûr. Non plus parce que les États tiendraient leurs engagements. Je suis plus confiant parce qu’émergent dans le monde industriel, des États-Unis comme en Chine, de l’Europe aux pays pétroliers, des acteurs qui ont une approche pratico-pratique et qui ne cèdent pas à la vision apocalyptique plus décourageante que motivante. Il y a quelques mois, ma lecture de Bill Gates m’avait ouvert les yeux sur ce que peut être une attitude réaliste : oui on peut réduire le CO² anthropique au meilleur coût et sans brutalité sociale inutile. Court, documenté et libéré des aprioris paralysants – comme le refus du nucléaire – son message rejette la décroissance qui condamnerait les uns à une misère perpétuelle tout en privant les plus avancés de toute espérance de maintien.

Le chiffrage d’une transition « idéologique » bâclée aboutit on le sait à une paupérisation des pays riches et une régression des pays pauvres. Ce chiffrage de la décroissance a réveillé les consciences.

Puisqu’il faut résorber ces 40 gigatonnes de CO², faisons-le au bon prix et n’appauvrissons pas le monde par une décroissance, au demeurant impossible. Il faut au contraire dégager des marges pour investir dans la décarbonation qui doit être la seule priorité à cet instant. Le seul signal clair c’est le prix mondial de la tonne de CO². Ce prix doit être dissuasif et accepté par tous les pays et, le cas échéant, sanctionné par des droits de douanes établis à l’encontre des pays qui ne joueraient par le jeu. 

Certes il faut du courage mais il faut surtout avoir le courage de ne poursuivre qu’une seule priorité, moins de carbone et de méthane au plus vite. Et c’est le prix qui choisira les bonnes pratiques, non des planifications systématiques de toutes nos organisations, encadrement impossible.

Car une dernière idée doit nous mobiliser : il n’y a pas ou peu d’inertie du climat. En revenant à une présence de CO² anthropique acceptable (on me dit que chaque 1000 gigatonnes de CO² en plus entraine un réchauffement de 0,45° alors nous en produisons à ce jour 40 gigatonnes chaque année). Non seulement nous cesserions de voir la température augmenter mais j’ai compris de plus – j’espère avoir bien tout compris – que le retour est possible vers des températures acceptables. L’impact climatique favorable d’un flux réduit ou neutre serait rapide et donc encourageant. Il ne s’agit pas d’un rocher de Sisyphe.

Il est donc possible d’espérer l’équilibre sans « tout faire sauter ». Fixons une priorité et une seule, la décarbonation. Retenons une arme et une seule, le prix mondial du CO². Imaginons une espérance et une seule, écarter la menace d’un climat supportable pour vivre libres.

Seuls la science et l’investissement peuvent nous libérer des utopies, des obsédés ou des démiurges, qui nous font perdre du temps même s’ils ont eu le mérite à un moment, d’attirer notre attention.

Gérard LONGUET, 1er Vice-Président de l’Office Parlementaire d’Évaluation des Choix Scientifiques et Technologiques (OPECST)

Lire plus

Il faut fixer une priorité qui est de décarboner !

A l’aube de la Présidence française de l’Union Européenne, j’alertais le Gouvernement, cette après-midi au Sénat, sur le fait qu’il est primordial de convaincre nos partenaires que, dans une situation d’extrême urgence où la transition énergétique est un devoir absolu, il faut pousser la priorité à décarboner plutôt qu’à verdir avec des modes qui sont aussi aléatoires qu’intermittents et qui appellent, pour cette raison, à la consommation de gaz.

Lire plus

Réaction de M. Gérard LONGUET à la suite de l’annulation du contrat de vente de sous-marins avec l’Australie

Gérard LONGUET au Sénat
© Permanence Parlementaire

« La rupture du contrat qui liait la France et l’Australie a un seul mérite : nous ouvrir les yeux sur le nouvel ordre international où règne la règle du chacun pour soi et les États-Unis d’abord…pour leur intérêt.

Vendre des sous-marins nucléaires est un péril absolu pour la paix dans le monde et un précédent que la Russie et la Chine ne manqueront pas d’exploiter.

Équiper l’Australie de SNA est une façon de désigner le prochain lieu d’un éventuel conflit mondial entre les États-Unis et la Chine.

L’alliance atlantique est une aimable plaisanterie, ce que devraient méditer les européens qui croient encore pouvoir se passer d’une défense européenne.

Je demande au Président Macron, à la veille de la Présidence Française de l’Union Européenne au 01/01/22, de prendre position et de demander une réunion du Conseil Européen immédiate. »

Gérard LONGUET, Ancien Ministre de la Défense

Lire plus

« J’ai toujours soutenu, dans mon département, les éoliennes lorsqu’elles étaient acceptés par l’opinion. »

J’assistais, hier soir, à la séance nocturne du Sénat lors de laquelle nous débâtions sur Projet de loi Différenciation, décentralisation, déconcentration et simplification.

J’y ai soutenu l’amendement déposé par mon collègue, le Sénateur de la Sarthe Louis-Jean de NICOLAY. Celui-ci propose de permettre aux régions, mieux placées que l’État pour comprendre la situation de leurs habitants, d’augmenter ou de redéfinir la distance minimale entre les éoliennes terrestres et les habitations.

« J’ai toujours soutenu, dans mon département, les éoliennes lorsqu’elles étaient acceptés par l’opinion et j’appartiens à la Région Grand Est qui a une vision globale de l’énergie qui joue à la fois le nucléaire mais qui joue également le renouvelable issu de la biomasse ou le renouvelable issu de l’éolien. »

Lire plus

Les élections Départementales et Régionales en Meuse

Un Conseil Départemental de la Meuse renouvelé

Les 20 et 27 juin dernier, les électeurs étaient invités à renouveler les Conseillers Départementaux.

Je tiens à féliciter l’ensemble des candidats élus pour les six prochaines années et je leur souhaite un mandat studieux et passionnant au service des meusiens.

Pour rappel, voici la composition de la nouvelle Assemblée Départementale meusienne :

CantonsBinômes élus
AncervilleJean-Louis CANOVA
Hélène SIGOT-LEMOINE
Bar-le-Duc 1Benoît DEJAIFFE
Charline SINGLER
Bar-le-Duc 2Gérard ABBAS
Martine JOLY
Belleville-sur-MeuseJulien DIDRY
Marie-Paule SOUBRIER
BoulignyJocelyne ANTOINE
Benoit WATRIN
Clermont-en-ArgonneJean-François LAMORLETTE
Arlette PALANSON
CommercyDanielle COMBE
Jean-Philippe VAUTRIN
Dieue-sur-MeuseSerge NAHANT
Frédérique SERRÉ
EtainJérôme STEIN
Marie-Astrid STRAUSS
Ligny-en-BarroisRémy BOUR
Isabelle PERIN
MontmédyDominique AARNINK-GÉMINEL
Pierre-Emmanuel FOCKS
Revigny-sur-OrnainPierre BURGAIN
Isabelle JOCHYMSKI
Saint-MihielSylvain DENOYELLE
Marie-Christine TONNER
StenayStéphane PERRIN
Valérie WOITIER
VaucouleursFrancis FAVÉ
Sylvie ROCHON
Verdun 1Dominique GRETZ
Samuel HAZARD
Verdun 2Jérôme DUMONT
Véronique PHILIPPE

Un Conseil Régional du Grand Est renouvelé

Les 20 et 27 juin dernier, les habitants du Grand Est ont aussi été invités à renouveler les Conseiller Régionaux de notre grande région.

Je tiens à féliciter Jean ROTTNER et l’ensemble de ses colistiers pour leur victoire, ils remportent 94 sièges sur 169.

Durant les six années à venir, ce sont six les élus meusiens suivants qui siègeront au Conseil Régional :

  • Philippe MANGIN (Liste de Jean ROTTNER – Les Républicains)
  • Atissar HIBOUR (Liste de Jean ROTTNER – Les Républicains)
  • Franck MENONVILLE (Liste de Jean ROTTNER – Les Républicains)
  • Laëtitia HURLAIN (Liste de Jean ROTTNER – Les Républicains)
  • Marc MAILFAIT (Liste de Laurent JACOBELLI – Rassemblement National)
  • Jessica LEROY (Liste d’Éliane ROMANI – Union de la Gauche et des Écologistes) 
Lire plus

Rapport d’information au nom de la commission des finances du Sénat sur l’attractivité du métier d’enseignant en mathématiques

En tant que Rapporteur spécial au Sénat de la Mission « Enseignement Scolaire », j’ai présenté un rapport auprès de la Commission des Finances mercredi 16 juin.Ce rapport met en évidence la perte d’attractivité du métier d’enseignant en mathématiques en France. En effet, cette vocation semble en réelle perte de vitesse sur le territoire national.

En cause ? Des salaires trop faibles (comparés au secteur privé et à ceux des enseignants des autres pays européens) et des méthodes d’enseignement qui peinent à se moderniser.

Les conséquences de ce phénomène sont une baisse du niveau des enseignants et des élèves dans les derniers classements européens.Les recommandations proposées dans ce rapport sont une revalorisation des salaires des enseignants, une formation continue plus effective et la promotion des études de mathématiques.

Retrouvez mon rapport et mes recommandations en cliquant ici.

————

Lire plus

« Monsieur le Premier Ministre, pourquoi voulez-vous détruire la fonction de préfet ? »

Lors des traditionnelles Questions au Gouvernement, au Sénat, je viens d’interroger le Premier Ministre Jean Castex sur la réforme de la Haute fonction publique et le rôle des Préfets : « Votre initiative est destructrice d’un des piliers de la République sur le terrain. On ne gère pas l’ordre public comme un exposé de sciences politiques. »

Questions au Gouvernement du 02/06/2021 au Sénat
Lire plus
X