05. août 2016 · Commentaires fermés sur · Catégories: Non classé

L’engagement militant dans une formation politique repose sur le principe de liberté et sur celui de règles partagées.

La liberté d’abord et avant tout : personne n’est tenu d’adhérer à un parti politique et celui qui le fait, le choisit librement. Aucune comparaison possible avec l’Armée qui a été longtemps obligatoire et où l’on était tenu de servir avec obéissance. J’en parle d’expérience, car si j’ai eu le bonheur d’être Ministre, j’ai été aussi, brièvement, militaire pour obéir et pour être obéi.

C’est donc librement que vous vous êtes engagés. Je ne connais « ni d’obscur, ni de sans grade » au sein des Républicains de la Meuse. Nous nous connaissons les uns les autres avec nos qualités et parfois nos défauts.

A la liberté, correspond le respect des règles partagées. L’action politique est en effet une action collective qui suppose une action commune dont les règles soient prévisibles.

Ceux qui choisissent d’être en dehors de la règle commune en ont le droit naturellement. Mais leur indépendance a un prix très élevé. Ce ne sont d’ailleurs pas les individualistes, qui payent le prix de leur refus de toute règle : ainsi en 2002 lors des élections présidentielles, la candidature de Madame Taubira, en affaiblissant Monsieur Jospin, a écarté ce dernier du 2ème tour, permettant une victoire facile de Monsieur Jacques CHIRAC. C’est le PS qui a payé pour Mme Taubira !

Dans le même esprit, nous avons failli perdre le siège législatif de Bar-le-Duc en 2007, de par une absence de ralliement clair d’un candidat de droite – individuellement de qualité mais résolument individualiste.

En 2012, la gauche était minoritaire, au premier tour de la législative, dans le Nord Meusien, mais une candidature individualiste a privé le candidat que nous soutenions ensemble, de l’emporter, par manque de report au 2ème tour.

En un mot pour réussir à bâtir une majorité il faut respecter des règles communes. Elles ne sont pas toujours plaisantes. Ainsi, je me souviens du refus du Conseil Départemental – qui en avait seul la charge – de désigner notre député du Sud comme candidat à Seuil d’Argonne. Notre député en avait accepté la logique avec dignité et s’était effacé.

De la même façon, j’ai du désavouer aux départementales dernières, un militant sincère qui se présentait dans un canton du Nord Meusien dont l’élu – sans étiquette – avait cependant toujours soutenu notre majorité, et qu’il convenait donc d’aider, bien que n’appartenant pas aux Républicains.

Au nom des règles nationales, les investitures régionales et législatives sont décidées par le siège parisien qui regroupe tout le territoire Français. D’autres partis font différemment. Les Républicains, pour gérer un projet national, estiment que les élections nationales doivent être préparées sur le terrain, mais décidées au plan national, en raison des équilibres à construire entre départements, entre étiquettes.

C’est ainsi par exemple qu’aux dernières régionales, les Républicains ont proposé – contre les adhérents concernés – aux centristes de diriger les listes en Normandie, Centre et Bourgogne – Franche Comté.

Ce choix repose sur l’idée mathématiquement vraie, que les Républicains peuvent gagner, mais pas sans alliance, et l’alliance a un prix. Les militants Les Républicains de ces trois régions durent l’accepter.

Les Républicains sont aussi, par les décisions du siège national, garants de l’équilibre homme-femme et pour cette raison ils nous demandèrent – c’était l’UMP – de soutenir Madame Claudine BECQ-VINCI pour le Nord de la Meuse en 2007.

Certains ont réagi à l’annonce de la décision récente de la Commission Nationale d’Investiture des Républicains en expliquant qu’ils n’avait pas les valeurs du candidat désigné. Mais de quoi s’agit-il en vérité. Je ne sache pas que Pierre Régent, dont la vie est courte et claire, ait d’une façon ou d’une autre, manqué à nos valeurs communes qui puisent dans la culture chrétienne et républicaine, et dans la culture militante. De femme, d’homme, des droits.

Certes, il est d’origine urbaine et diplômé de l’enseignement supérieur, est-ce un handicap pour la Meuse ? Depuis 5 ans, la disponibilité que lui laissent ses responsabilités professionnelles est toute consacrée à la Meuse.

Certes, il n’est pas à temps plein avec nous. Mais c’est bien parce qu’il exerce un métier où il a fait ses preuves à Paris dans le public comme dans le privé. Ce n’est pas non plus un handicap pour la Meuse !

Ce sont exactement les qualités que l’on attend d’un député, être disponible pour les siens, sans démagogie mais sans distance, mais surtout exister là où se prennent les décisions en faveur de la circonscription.

Avec Jean-Louis Dumont, nous avons depuis longtemps, un député proche des gens, si l’on en juge par sa fréquentation assidue de tous les évènements publics locaux.

Mais pour faire aboutir les dossiers, ce sont mes relations nationales, par exemple à l’Agriculture avec Philippe Mangin pour Inéos, à la Défense pour le 3ème RHC, chez Thalès et Dassault pour Clermont, à la Poste près des Souhesmes, ou à la Région pour Issoncourt – Gare Meuse TGV, qui ont fait la différence. C’est d’ailleurs un non-meusien, ton serviteur qui a obtenu ces résultats. Mais en travaillant avec toute la Meuse.

La Commission Nationale d’Investiture, dont je ne suis pas membre, a pris une décision. Elle résulte d’un accord national et je le respecterai. Mais surtout je pense qu’avec un peu de bonne volonté, la meilleure répartition des responsabilités peut permettre à notre département de mobiliser toutes ses chances en utilisant tous ses talents.

Jérôme Dumont réussit au Département, j’en suis heureux parce que j’ai défendu – contre la « vieille garde » locale, son investiture. Mais il ne fait que commencer un parcours passionnant, celui du pouvoir décentralisé, chaque année plus important, et désormais difficilement compatible avec un mandat national.

La ville de Verdun, l’avenir du Conseil Départemental de la Meuse, la place de notre territoire dans le Grand Est et notre présence à Paris, toutes nos responsabilités méritent d’être réfléchies et partagées.

Si chaque élection meusienne divise la droite, ouvertement ou sournoisement il n’y aura qu’un seul gagnant, le Front National ou le Parti Socialiste comme en 2002, 2007, 2012 et 2014, et un seul perdant, la Meuse.

En 1978, parachuté à Bar-le-Duc, j’ai gagné une primaire contre deux candidats « de souche », indépendant pour l’un, gaulliste pour l’autre. En 2017 cette compétition n’est plus possible, car elle garantirait un deuxième tour PS/FN.

C’est d’ailleurs la raison pour laquelle nous organisons une primaire pour les élections présidentielles. Seule la candidature unique peut nous permettre de gagner, pour la droite et le centre, l’élection présidentielle en 2017.

C’est aujourd’hui ma priorité. Je n’impose aucun candidat. Je soutiendrai le mien en novembre et s’il n’était pas désigné je militerai pour le succès du vainqueur.

La politique demande aussi de la raison, et la raison commande l’unité de candidature au premier tour. La France n’est pas une mosaïque de principautés locales. Il faut construire une majorité dans l’équilibre des étiquettes, des sexes, des expériences.

Pour la Meuse je n’ai pas d’inquiétude sur le fait qu’il y ait de belles missions pour tous. Je le dis d’autant plus librement que je ne cumule aucun poste. Dans le passé, ceux que j’ai détenus, je les ai conquis sur des adversaires – députation ou région – ou par des primaires acceptées en 2001 comme 2011, mais le danger FN n’existait pas pour ce scrutin sénatorial.

Liberté, responsabilité, nous avons le temps d’être prêts pour le succès si chacun accepte de construire sa place pour le succès de tous.

13. juillet 2016 · Commentaires fermés sur Séance du 11 juillet 2016 – Projet de loi pour la reconquête de la biodiversité, de la nature et des paysages · Catégories: Actu, En séance à Paris

Lundi 11 juillet 2016, le Sénat a adopté en nouvelle lecture le projet de loi pour la reconquête de la biodiversité, de la nature et des paysages. Je suis intervenu pour l’explication de vote de l’amendement n°14

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24. juin 2016 · Commentaires fermés sur Brexit… et maintenant ? · Catégories: Actu

Brexit

Le « non » Anglais est pour L’Europe une très mauvaise nouvelle que la France doit aider à transformer en bonne occasion pour le continent.

Une mauvaise nouvelle, parce que la culture, l’expérience et le pragmatisme anglais ont enrichi l’Europe en la rappelant souvent au principe de réalité. Plus »

23. juin 2016 · Commentaires fermés sur Loi travail : nouvelles libertés et de nouvelles protections pour les entreprises et les actifs ? · Catégories: Actu, En séance à Paris

23 juin - Sénat

Ce matin je suis intervenu en séance lors de la discussion de l’article 30 de la Loi Travail.

ARTICLE 30

Mme Laurence Cohen . – Cet article assouplit la définition du motif du licenciement économique. Depuis trente ans de nombreux coups de boutoir ont déjà été apportés au code du travail sans diminuer le chômage.

Cet article autorise les licenciements pour motifs financiers ; la réalité des difficultés sera appréciée sur une base nationale : une entreprise qui réaliserait des bénéfices à l’étranger pourra licencier en France. De plus, la période d’appréciation est restreinte à deux semestres et le contrôle du juge limité à l’absence de fraude.

Nous proposons plutôt de renforcer le rôle de la négociation collective et de donner un droit de veto du comité d’entreprise sur les suppressions de postes. Vous l’avez compris, nous sommes très défavorables à cet article.

 

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30. mai 2016 · Commentaires fermés sur Commémoration du Centenaire de la Bataille de Verdun · Catégories: Actu

Verdun29052106Naturellement je suis un partisan convaincu de l’alliance franco-allemande et je souhaite que la commémoration de la bataille et de la résistance glorieuse et victorieuse des soldats français soit l’occasion de renforcer cette entente. Pas au prix de la banalisation d’abord : en 1914, la Belgique puis la France ont été envahies par une armée impériale par calcul stratégique et au mépris du droit international.

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21. mai 2016 · Commentaires fermés sur Les néonicotinoïdes et les abeilles – Explications du vote au Sénat · Catégories: Non classé

abeille-fleur-pollenDans le cadre de l’examen au Sénat du projet de loi pour la reconquête de la biodiversité, de la nature et des paysages, mon attention a été appelée sur les dispositions relatives aux insecticides de la famille des néonicotinoïdes.

Certains de nos compatriotes ont manifesté le souhait de voir adoptée une mesure d’interdiction de ces produits comme l’Assemblée nationale l’avait adoptée à l’issue de son examen du projet de loi en 2ème lecture. La proposition qu’ils ont formulé poursuit un objectif : la protection des insectes pollinisateurs en général et des abeilles domestiques en particulier.

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19. mai 2016 · Commentaires fermés sur STOCKAGE DES DÉCHETS RADIOACTIFS · Catégories: Actu, En séance à Paris
Galerie de liaison sud au Laboratoire souterrain de Meuse/Haute-Marne.

Galerie de liaison sud au Laboratoire souterrain de Meuse/Haute-Marne.

Compte rendu analytique officiel du 17 mai 2016

M. le président. – L’ordre du jour appelle la discussion de la proposition de loi précisant les modalités de création d’une installation de stockage réversible en couche géologique profonde des déchets radioactifs de haute et moyenne activité à vie longue.

Discussion générale

M. Gérard Longuet, auteur de la proposition de loi . – Je remercie le groupe Les Républicains qui a accepté d’inscrire à l’ordre du jour cette proposition de loi qui aurait pu, qui aurait dû être portée par le Gouvernement…

M. Jean-Claude Lenoir. – Très juste !

M. Gérard Longuet. – Merci à tous les cosignataires ; ce débat ne concerne pas seulement les élus de la Meuse et de la Haute-Marne mais tout le territoire. Merci aussi à M. Raison, notre rapporteur. Ce texte est un travail collectif, qui doit beaucoup aux travaux de l’Office parlementaire d’évaluation des choix scientifiques et technologiques (OPECST) et à son président M. Jean-Yves Le Déaut.

 

C’est une vieille affaire, une belle histoire qui a associé tous les courants politiques qui ont gouverné la France depuis 1991 pour donner une situation stable aux déchets ultimes de notre production nucléaire. Que nous en débattions aujourd’hui est une novation réjouissante, avant que l’Assemblée nationale, je l’espère, s’en saisisse à son tour.

C’est en 1991 que s’est ouvert le débat sur la façon de traiter les déchets à vie longue et haute activité. Le 26 novembre 1993, le conseil général de la Meuse, comme son sous-sol contenait de l’argilite de la période du Callovo-Oxfordien, s’est porté candidat pour accueillir le laboratoire d’étude sur le stockage souterrain. Son voisin, la Haute-Marne, s’y déclarait prêt également. Dans la Meuse, les élus ont pris une décision unanime avec une réserve majeure : la réversibilité, principe posé dans la loi de 2006 pour tenir compte des avancées possibles de la science et de la possibilité de réutiliser ces déchets pour produire de l’énergie. La loi de 2006 a imposé que la notion de réversibilité soit précisée par la loi avant l’autorisation de stockage. Elle implique en particulier que les colis de déchets soient récupérables.

La réversibilité implique que la construction du site soit progressive – elle durera une centaine d’années -, que les installations soient flexibles, que les galeries puissent être fractionnées ; elle signifie que d’autres solutions doivent pouvoir être mises en oeuvre si elles apparaissent scientifiquement utiles.

Lors du débat public de 2013, l’idée d’une phase industrielle pilote de cinq ans a émergé. De nombreux acteurs sont concernés : l’Andra, l’ASN, l’IRSN, le comité national d’évaluation – sans compter la dimension internationale avec la directive Euratom et l’agence spécialisée de l’OCDE. Le système sera transparent.

Ce texte permet de lancer le chantier Cigéo. Un nouveau texte sera nécessaire ensuite. Toute l’opération sera placée sous le contrôle permanent du Parlement. Montrons que nous savons non seulement produire de l’électricité mais aussi en assumer les conséquences. (Applaudissements au centre et à droite)

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21. avril 2016 · Commentaires fermés sur On va plus loin · Catégories: Actu

On va plus loin – Public Sénat du 20/04/2016
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onvaplusloin

08. avril 2016 · Commentaires fermés sur Visite en Russie avec le Président du Sénat Gérard Larcher · Catégories: Non classé

Président du Groupe d’amitié France-Russie, j’ai accompagné deux jours durant à sa demande Gerard Larcher, Président du Sénat, à Moscou. J’en retiens trois certitudes :

D’abord sous la pression des sanctions économiques et de la baisse du prix de l’énergie (première exportation russe), l’économie russe bouge et s’efforce de combler ses faiblesses. Nos agriculteurs sont donc bien les premières victimes des sanctions décidées par l’Europe : non seulement ils ne vendent plus mais les russes achèteront moins demain ! Il faut que début juillet l’Europe décide de lever au moins partiellement les sanctions dont nous sommes en réalité les premières victimes.

Sur l’Ukraine, la Russie affirme s’en tenir aux accords de Minsk. En réalité Moscou considère que l’instabilité politique à Kiev va lasser les européens qui deviendront plus conciliants. Pour eux en revanche le retour de la Crimée est irréversible.

Enfin en Syrie, la Russie considère que son intervention a permis la trêve actuelle, le recul de l’émirat islamique, avec la prise de Palmyre, la reprise de négociation à Genève.C’est donc un Vladimir Poutine en confiance qui nous a reçu, dans un pays qui, de mon point de vue, doit être l’attention des européens et des français en particulier. Nous sommes sûrement différents mais nos intérêts sont convergents et l’histoire longue et compliquée de nos relations doit nous rappeler au bon sens.RUSSIE 2 RR RUSSIE

 

23. mars 2016 · Commentaires fermés sur Situation intérieure suite aux attentats de Bruxelles – Question d’actualité au Gouvernement – Mardi 22 Mars 2016 · Catégories: Actu, En séance à Paris

QUESTIONS D’ACTUALITÉ AU GOUVERNEMENT

  1. le président. Monsieur le Premier ministre, mesdames, messieurs les ministres, mes chers collègues, l’ordre du jour appelle les questions d’actualité au Gouvernement.

Je vous rappelle que la séance est retransmise en direct sur Public Sénat et sur le site internet du Sénat.

J’appelle chacun de vous, mes chers collègues, à observer au cours de nos échanges une des valeurs essentielles du Sénat : le respect des uns et des autres.

SITUATION INTÉRIEURE À LA SUITE DES ATTENTATS DE BRUXELLES

  1. le président. La parole est à M. Gérard Longuet, pour le groupe Les Républicains. (Applaudissements sur les travées du groupe Les Républicains.)
  2. Gérard Longuet. Ma question s’adresse à M. le Premier ministre.

À l’image de l’opinion française, le Sénat, unanime, se tourne vers le peuple belge pour exprimer sa compassion et sa solidarité au regard des atrocités qui se sont déroulées ce matin à l’aéroport et dans les transports en commun de Bruxelles.

Monsieur le Premier ministre, je m’adresse à vous avec respect et gravité.

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