06. février 2020 · Commentaires fermés sur Classement des Sénateurs · Catégories: Non classé

Depuis deux années, le site Méchant Réac publie un classement des parlementaires sur des critères spécifiques. Ce classement concerne l’ensemble des 344 sénateurs en fonction sur les 12 mois de l’année 2019 (sessions ordinaires et extraordinaires).

En 2019, on retrouve Gérard Longuet, classé 14ème sénateur le plus présent au Sénat et 8ème sénateur le plus travailleur.

À noter aussi que Gérard Longuet figure dans leur liste des 40 sénateurs qui se sont le plus illustrés en 2019.

Voici, selon eux, qui sont :

« les 29 sénateurs les plus présents au Sénat » (note > 16/20)

  • 1er Marie Mercier, sénatrice Les Républicains de Saône-et-Loire : 37 semaines de présence dans l’hémicycle et 171 fois présents en commission.
  • 2ème Jean-Pierre Sueur, sénateur Parti Socialiste du Loiret : 38 semaines de présence dans l’hémicycle et 159 fois présents en commission.
  • 3ème Philippe Bas, sénateur Les Républicains de la Manche : 37 semaines de présence dans l’hémicycle et 162 fois présents en commission.
  • 4ème Catherine Morin-Desailly, sénatrice UDRL de Seine-Maritime : 38 semaines de présence dans l’hémicycle et 156 fois présents en commission.
  • 5ème Christine Lavarde, sénatrice Les Républicains des Hauts-de-Seine : 38 semaines de présence dans l’hémicycle et 152 fois présents en commission.
  • 6ème Vincent Eblé, sénateur Parti Socialiste de Seine-et-Marne : 37 semaines de présence dans l’hémicycle et 151 fois présents en commission.
  • 7ème Daniel Gremillet, sénateur Les Républicains des Vosges : 38 semaines de présence dans l’hémicycle et 144 fois présents en commission.
  • 8ème Didier Mandelli, sénateur Les Républicains de Vendée : 38 semaines de présence dans l’hémicycle et 143 fois présents en commission.
  • 9ème Muriel Jourda, sénatrice Les Républicains du Morbihan : 37 semaines de présence dans l’hémicycle et 145 fois présents en commission.
  • 10ème Alain Milon, sénateur Les Républicains du Vaucluse : 37 semaines de présence dans l’hémicycle et 144 fois présents en commission.
  • 11ème Michel Canevet, sénateur MoDem du Finistère : 37 semaines de présence dans l’hémicycle et 143 fois présents en commission.
  • 12ème Annick Billon, sénatrice UDRL de Vendée : 37 semaines de présence dans l’hémicycle et 141 fois présents en commission.
  • 13ème Franck Montaugé, sénateur Parti Socialiste du Gers : 40 semaines de présence dans l’hémicycle et 128 fois présents en commission.
  • 14ème Gérard Longuet, sénateur Les Républicains de la Meuse : 38 semaines de présence dans l’hémicycle et 133 fois présents en commission.
  • 15ème Sophie Primas, sénatrice Les Républicains des Yvelines : 37 semaines de présence dans l’hémicycle et 133 fois présents en commission.
  • 16ème Pierre Ouzoulias, sénateur Parti Communiste des Hauts-de-Seine : 38 semaines de présence dans l’hémicycle et 123 fois présents en commission.
  • 17ème Albéric de Montgolfier, sénateur Les Républicains d’Eure-et-Loir : 34 semaines de présence dans l’hémicycle et 140 fois présents en commission.
  • 18ème Roger Karoutchi, sénateur Les Républicains des Hauts-de-Seine : 39 semaines de présence dans l’hémicycle et 118 fois présents en commission.
  • 19ème Jean Bizet, sénateur Les Républicains de La Manche : 39 semaines de présence dans l’hémicycle et 116 fois présents en commission.
  • 20ème André Gattolin, sénateur LREM des Hauts-de-Seine : 38 semaines de présence dans l’hémicycle et 120 fois présents en commission.
  • 21ème Jean-François Husson, sénateur Les Républicains de Meurthe-et-Moselle : 37 semaines de présence dans l’hémicycle et 124 fois présents en commission.
  • 22ème Laurent Lafon, sénateur UDRL du Val-de-Marne : 39 semaines de présence dans l’hémicycle et 113 fois présents en commission.
  • 23ème Hervé Maurey, sénateur UDRL de l’Eure : 33 semaines de présence dans l’hémicycle et 137 fois présents en commission.
  • 24ème Philippe Bonnecarrere, sénateur LREM du Tarn : 38 semaines de présence dans l’hémicycle et 115 fois présents en commission.
  • 25ème Corinne Imbert, sénatrice non rattachée de Charente-Maritime : 34 semaines de présence dans l’hémicycle et 132 fois présents en commission.
  • 26ème Anne-Catherine Loisier, sénatrice UDRL du Côte-d’Or : 38 semaines de présence dans l’hémicycle et 114 fois présents en commission.
  • 27ème Angèle Préville, sénatrice Part Socialiste du Lot : 37 semaines de présence dans l’hémicycle et 117 fois présents en commission.
  • 28ème Catherine Di Folco, sénatrice Les Républicains du Rhône : 36 semaines de présence dans l’hémicycle et 121 fois présents en commission.
  • 29ème Guillaume Gontard, sénateur Europe écologie Les Verts de l’Isère : 37 semaines de présence dans l’hémicycle et 116 fois présents en commission.

« les 18 sénateurs qui travaillent le plus » :

  • 1er Philippe Bas, sénateur Les Républicains de la Manche.
  • 2ème Albéric de Montgolfier, sénateur Les Républicains.
  • 3ème Alain Milon, sénateur Les Républicains du Vaucluse.
  • 4ème Daniel Gremillet, sénateur Les Républicains des Vosges.
  • 5ème Didier Mandelli, sénateur Les Républicains de Vendée.
  • 6ème Catherine Troendle, sénatrice Les Républicains du Haut-Rhin.
  • 7ème Jean-Pierre Sueur, sénateur Parti Socialiste du Loiret.
  • 8ème Gérard Longuet, sénateur Les Républicains de la Meuse.
  • 9ème Michel Canevet, sénateur MoDem du Finistère.
  • 10ème Elisabeth Lamure, sénatrice Les Républicains du Rhône.
  • 11ème Annick Billon, sénatrice UDRL de Vendée.
  • 12ème Philippe Dallier, sénateur Les Républicains de Seine-Saint-Denis.
  • 13ème Hervé Maurey, sénateur UDRL de l’Eure.
  • 14ème Marie Mercier, sénatrice Les Républicains de Saône-et-Loire.
  • 15ème Jean-François Husson, sénateur Les Républicains de Meurthe-et-Moselle.
  • 16ème Catherine Morin-Desailly, sénatrice UDRL de Seine-Maritime.
  • 17ème Catherine Deroche, sénatrice Les Républicains de Maine-et-Loire.
  • 18ème Jean-Marc Gabouty, sénateur UDRL de Haute-Vienne.

Retrouvez tous ces classements sur le lien suivant : https://mechantreac.blogspot.com/2019/12/quels-sont-les-parlementaires-quiu.html

20. janvier 2020 · Commentaires fermés sur Belle et heureuse année 2020 · Catégories: Non classé
21. octobre 2019 · Commentaires fermés sur Commission d’Enquête sur la Souveraineté Numérique · Catégories: Actu, En séance à Paris

La Commission d’Enquête du Sénat sur la Souveraineté Numérique, dont je suis le rapporteur, a rendu publiques ses conclusions le 3 octobre dernier.

Cette commission a effectué 39 auditions plénières, dont 8 tables rondes et 5 à huis clos, ce qui représente près de 70 heures d’auditions (5 membres du Gouvernement, des scientifiques, des hauts fonctionnaires, des membres d’autorités de régulation et des représentants de grandes entreprises du numérique).

Pour connaître le processus de travail, les constats, ou encore les recommandations de la commission d’enquête, vous pouvez lire l’infographie jointe à cet article ou la télécharger ici en version PDF.

Pour télécharger le rapport complet, rendez-vous sur ce lien.

02. août 2019 · Commentaires fermés sur Les notes de l’OPECST · Catégories: Actu, OPECST

L’Office Parlementaire d’Évaluation des Choix Scientifiques et Technologiques, que je préside, publie régulièrement des notes scientifiques.

Je vous propose de découvrir ici les résumés des notes sur la renaissance faciale, la technologie quantique et la politique vaccinale en France.

Vous pouvez aussi retrouver l’intégralité des notes de l’OPECST en cliquant ici.

21. juin 2019 · Commentaires fermés sur La commission d’enquête sur la souveraineté numérique du Sénat · Catégories: Actu, En séance à Paris

Créée par le Sénat en avril 2019, la commission d’enquête sur la souveraineté numérique a pour but d’identifier les champs d’action en matière de souveraineté nationale dans le domaine numérique.

Dans un univers virtuel de plus en plus complexe, la commission d’enquête vise à savoir si « l’autorité des États, dont la République française, s’exerce dans ce monde ».

Explications en vidéo avec Franck Montaugé, le président de la commission d’enquête et Gérard Longuet, le rapporteur.

17. mai 2019 · Commentaires fermés sur Le 26 mai, pour moi, ce sera Bellamy ! · Catégories: Actu

Chère Madame, Cher Monsieur, Chers Amis,

Le 26 mai nous élirons nos représentants au Parlement Européen de Strasbourg. Pour la première fois depuis 20 ans, il s’agira d’une liste nationale, faisant fi de l’enracinement territorial des candidats.

Le vote sera donc strictement politique et l’on compte plus de 30 listes, dont beaucoup ne pourront même pas imprimer leurs bulletins de vote !

C’est une histoire de fou alors que l’enjeu devait être simple. Les Français n’auraient-ils donc, comme seul choix utile, que la liste du Président, ou bien celle de son challenger battu en mai 2017, Mme Le Pen ? Non, naturellement et heureusement !

Depuis 2 ans, j’ai acquis deux certitudes : Mme Le Pen est toujours hors d’état de présenter un projet pour la France et Emmanuel Macron n’est pas magique, bien au contraire. Soyons honnêtes, il n’est pas le seul dans ce cas.

J’apprécie que Les Républicains et le Centre aient choisi une tête nouvelle, jeune enseignant du public, philosophe et spécialiste de l’éducation, François-Xavier Bellamy. A 32 ans, élu municipal depuis 11 ans, il ne porte aucune part du passé de la Droite, mais il en forme assurément un atout pour l’avenir. Candidat aux côtés d’Arnaud Danjean et de Nadine Morano, dont les compétences ne sont plus à prouver, il nous permet aujourd’hui d’éviter le duopole frustrant Loiseau-Bardella, et de proposer une liberté de penser la France et un renouveau européen.

Tant mieux, car si Mme Le Pen semble ne rien avoir appris depuis son échec de mai 2017, nous avons, nous, beaucoup appris sur le Président Macron. Et en particulier, que sa solitude affirmée, était une mauvaise compagnie. Dans les épreuves de toute nature le Président nous a étonné par son singulier isolement : avoir raison contre tous, en France comme en Europe, repousser ceux qui ne lui étaient pas hostiles tant s’en faut mais pas alignés, puis se fâcher avec les Français de base (par des prélèvements sur les retraites, par exemple). Il n’a pas su pour autant rassurer les responsables par son refus, durant 2 ans, de s’attaquer en profondeur à nos dépenses publiques nationales. Nos déficits et en conséquence les charges fiscales d’aujourd’hui et de demain sont toujours aussi menaçantes.

Sa liste de candidats européens témoigne des contradictions de La République En Marche : une directrice de l’ENA en tête, alors que le Président veut supprimer cette école, et un écolo sectaire en second alors qu’il nous dit s’intéresser à l’industrie et à l’agriculture au moment même où ce candidat décourage par ses positions excessives.

Laisser seul Macron face à Le Pen c’est accepter de n’envisager que les seules mauvaises solutions : la solitude imprévisible du plus jeune et l’obscurantisme obstiné de la dame !

De toutes les listes, seule celle de François-Xavier Bellamy, Centre et Républicains, peut casser le couple décourageant de l’aventure personnelle, d’un côté, et du ringardisme anti-européen, de l’autre !

Un peu d’air neuf, un peu plus de choix, une espérance pour les années à venir, et donc beaucoup de Bellamy pour que le couvercle Macron-Le Pen n’étouffe pas la vie politique française, tel est mon vœu à l’occasion de ce rendez-vous. Je tenais à vous en faire part.

Espérant que chacun d’entre nous puisse entraîner avec lui, jusqu’à l’isoloir, les plus jeunes afin qu’ils participent à une notion forte, faite de solidarité, de collaboration et d’ambition : l’Europe.

Je vous prie de croire, Chère Madame, Cher Monsieur, Chers Amis, à l’assurance de mes cordiales salutations.

05. mars 2019 · Commentaires fermés sur 80Km/h : la mise au point du Sénat · Catégories: Actu

Les médias parlent, depuis quelques jours, du projet de loi du Sénat concernant les 80 km/h. Je souhaitais revenir sur ces propositions en vous proposant les articles très complets de la lettre d’information de l’Association des Maires de France (cliquez ici pour lire l’article) et la lettre d’information de l’Assemblée des Départements de France (voir la photo ci-contre)  .

En résumé :
Le Sénat a adopté dernièrement (305 voix pour, 0 contre, 45 abstentions) une proposition de loi RDSE visant à « faciliter le désenclavement des territoires ». L’article 5 de ce texte prévoit que « le président du conseil départemental peut, par arrêté motivé et après avis de la commission départementale de la sécurité routière, fixer pour tout ou partie des routes départementales une vitesse maximale autorisée supérieure à celle prévue par le Code de la route. ».
Élisabeth Borne, Ministre des Transports, s’est montrée « défavorable » : « Je suis bien consciente que les 80 km/h ont pu être mal vécus et perçus comme peu équitables. Cela dit, il faut mettre cette mesure en regard du bilan de mortalité routière. L’évaluation est prévue pour début 2020. Ce sujet est discuté dans le cadre du grand débat, n’en préemptons pas les conclusions ».

Mon avis sur ce dossier :
Le bon sens doit être la ligne de conduite des décideurs publics, pas les effets d’annonce.
Pour les routes départementales par exemple, le Sénat veut laisser à ceux qui les connaissent, parce qu’ils les entretiennent, la lourde responsabilité d’en fixer les règles d’usage, limitation de vitesse comprise.
Plus proches des réalités, plus près de l’expérience et plus adaptable en cas d’erreur. Il devrait en être ainsi pour les règles de vitesse : plutôt que de punir tous et tout le temps, suivre cette maxime simple, connue de tous les militaires : « Le terrain commande ».

01. mars 2019 · Commentaires fermés sur Rendez-vous manqué du Gouvernement : le Sénat aux côtés des agriculteurs. · Catégories: Actu, Entreprises Meusienne

A l’issue des États Généraux de l’alimentation, les objectifs de la Loi n° 2018-938 du 30 octobre 2018 étaient ambitieux :

  • Relancer la création de valeur et en assurer l’équitable répartition
  • Permettre aux agriculteurs de vivre dignement de leur travail par le paiement au prix juste
  • Accompagner la transformation des modèles de production pour mieux répondre aux attentes des consommateurs
  • Promouvoir les choix de consommation privilégiant une alimentation saine, sûre et durable.

Or, la Loi pour l’équilibre des relations commerciales dans le secteur agricole et alimentaire et une alimentation saine, durable et accessible à tous ne répond pas à nos attentes. Elle ne va pas améliorer le revenu des agriculteurs. Les nombreuses dispositions créent à l’inverse des charges nouvelles et véhiculent une image négative de l’agriculture. Alors même que les aides de la PAC diminuent.

La loi alourdit également les charges pour les collectivités territoriales.

Cette loi n’est pas une loi agricole, ce texte ne constitue qu’une partie d’un ensemble plus global.

Le Sénat a beaucoup travaillé sur ce texte afin qu’il évolue notamment en renforçant l’équilibre des relations commerciales. La majorité gouvernementale s’est montrée fermée à tout dialogue avec le Sénat.

Les propositions du Sénat sont balayées d’un grand revers de main.

 

La commission des Affaires économiques du Sénat a organisé plusieurs tables rondes pour évaluer les premiers effets de la loi EGALIM.

Quelques points à souligner :

  • L’importance de la mise en œuvre rapide des dispositions relatives aux prix abusivement bas et aux sanctions.
  • Les blocages autour des indicateurs de coût de production. Dans les secteurs où la contractualisation est obligatoire, beaucoup d’interprofessions n’ont pas encore construit ces indicateurs.
  • Les difficultés des négociations commerciales actuelles : les demandes de déflation des distributeurs dans les négociations en cours seraient de l’ordre de 1,5 à 4 %.
  • La nouvelle rente du relèvement du SRP de 10 % pour les distributeurs. Cette nouvelle marge serait réinjectée par les enseignes en baisses de prix et ne favoriserait pas le ruissellement vers les producteurs.
  • La tentation pour les distributeurs de contourner les règles de l’encadrement des promotions.
  • Les craintes sur les effets réels de la loi sur les revenus agricoles.

En décembre dernier la Commission des comptes de l’agriculture de la nation (CCAN) a présenté les comptes de l’agriculture pour l’année 2018.

En valeur, la production agricole augmente. La valeur de la production végétale augmente de 8,9 % grâce à l’augmentation conjuguée des volumes et des prix, alors que la production animale baisse en valeur tandis que les volumes stagnent.

Après 4 années de baisse, les charges repartent à la hausse essentiellement en raison de la remontée des prix de l’énergie et en particulier des carburants.

Les subventions d’exploitation s’élèvent à 7,8 milliards d’euros en 2018 soit une diminution de 193 millions d’euros.

Le Sénat a mis en place un groupe de suivi de la PAC avec 5 axes prioritaires :

  • Améliorer la gestion des risques et des crises.
  • Organiser les marchés et réinstaurer davantage de régulation.
  • Accroître la compétitivité de l’agriculture.
  • Encourager le lien entre agriculture et territoire.
  • Sortir d’une approche défensive en matière environnementale.

 

(Crédit photos : Est Républicain Verdun et Bar-le-Duc / www.estrepublicain.fr)

19. février 2019 · Commentaires fermés sur Mission Patrimoine : Stéphane Bern présente son action devant les parlementaires. · Catégories: Actu

Stéphane Bern et Brigitte Macron ont effectué une visite en Meuse, la semaine dernière, dans le cadre de la Mission Patrimoine.

Il y a peu de temps, Stéphane Bern est venu présenter, aux deux assemblées parlementaires, le bilan de la première année de la mission sur le patrimoine que lui a confiée le Président de la République.

Pour rappel, la mission patrimoine a pour tâche de rééquilibrer le décalage actuel dans les subventions octroyées aux projets menés dans les grandes villes et à celles distribuées dans les zones rurales.

Dans un premier temps, au cours d’un travail en étroite collaboration avec le chef de l’État, son épouse, la Fondation du Patrimoine et la Française Des Jeux, la Mission Patrimoine a effectué un recensement du patrimoine en péril (via une plateforme participative). Dans cette sélection, on retrouve des châteaux, des églises, des maisons de personnages illustres, des ponts, des lavoirs, des fontaines, des sites archéologiques, mais aussi des projets qui sont des témoignages du patrimoine du XXe siècle et/ou du patrimoine industriel. 269 sites ont été sélectionnés (Les projets portés par des collectivités territoriales ont été privilégiés).

Dans un deuxième temps, cette liste a été étudiée par un comité de sélection. Ce comité a privilégié volontairement les petites collectivités qui n’arrivent plus à restaurer leur patrimoine. 64 % des projets sélectionnés relèvent de collectivités publiques, 25 % de propriétaires privés et 11 % d’associations.

L’étape d’après fut la sortie de tickets de grattage et le loto du patrimoine. Le tirage a connu un véritable succès avec 30 % de tickets supplémentaires vendus par rapport à un tirage normal.

Concernant les tickets de grattage, 10% du prix de vente était destiné à la Fondation pour le patrimoine. Mais les taxes sur ces jeux de grattage alimentent aussi les caisses de l’État. Stéphane Bern suggère que ces taxes soient aussi affectées au patrimoine. Il a d’ailleurs remercié le Sénat d’avoir voté l’exonération des taxes sur ce loto exceptionnel et philanthropique. Ce texte n’a cependant pas été repris à l’Assemblée Nationale.

Stéphane Bern a souligné le fait que le Ministre de la Culture, Franck Riester, a permis de compenser ce manque à gagner par un dégel de 21 millions d’euros de crédits via les DRAC. A noter tout de même que ce dispositif n’est pas vraiment équivalent et que les circuits sont plus longs et plus complexes. Certains propriétaires s’en plaignent.

Au total 47 millions d’euros ont été récoltés dont 21 millions provenant des crédits dégelés, 22 millions du Loto du patrimoine et le reste du mécénat.

Selon Stéphane Bern, la sauvegarde du patrimoine va bien au-delà d’une simple question culturelle car elle contribue à la cohésion sociale et au développement économique des territoires. Il a profité de ces auditions pour souligner aux parlementaires les problèmes d’ingénierie administrative rencontrés par les communes dans les zones rurales. En effet, nombre de collectivités territoriales ne sollicitent pas les DRAC pour leur patrimoine en péril car elles ne connaissent pas les aides existantes ou ne parviennent pas à constituer les dossiers souvent complexes de demandes de subvention. Pour Stéphane Bern, un réel besoin de développer l’assistance à la maîtrise d’ouvrage pour les petites communes se fait sentir et il est nécessaire de soutenir les collectivités dans la protection de leur patrimoine. Les projets sélectionnés représentent toute la diversité du patrimoine de la France.

Devant les Sénateurs, Stéphane Bern a déclaré que le patrimoine devait redevenir une cause nationale. « La France est un pays le plus visité au monde : il est important que ses trésors soient en bon état. L’objectif de ces propositions est de créer un choc pour montrer aux Français qu’ils sont tous les dépositaires du patrimoine : ce n’est pas seulement à l’État et aux propriétaires d’agir. Chacun d’entre nous peut compléter leur action ».

Comme il l’a fait à Bar-le-Duc ce 15 février dernier à l’ancien Théâtre des Bleus de Bar, Stéphane Bern souhaite se déplacer en France pour constater les rénovations amorcées.

Pour 2019, l’année 2 du Loto du patrimoine, les besoins en financement sont encore importants. De nouveaux monuments en péril sont régulièrement inscrits sur la plateforme, et certains propriétaires de monuments ayant reçu le financement demandé en 2018 pour une première tranche, demandent en 2019 le financement pour une deuxième tranche. Stéphane Bern aimerait donc encourager le mécénat en rencontrant directement les entreprises. Pour cela il demande aux Sénateurs d’augmenter le plafond du mécénat d’entreprise, surtout celui des petites et moyennes entreprises et des entreprises de taille intermédiaire.

La mission confiée à Stéphane Bern est particulièrement intéressante pour nos territoires. Son expertise, ses idées innovantes et sa pugnacité permettront de valoriser notre patrimoine, le sortant d’une déshérence subie faute de moyens.

Bar-le-Duc, Préfecture de la Meuse, a été ravie d’accueillir Brigitte Macron et Stéphane Bern saluant, par la même, le travail de trois jeunes meusiens passionnés et l’ensemble de l’équipe des bénévoles, des donateurs et des partenaires gravitant autour du Théâtre des Bleus de Bar.

11. février 2019 · Commentaires fermés sur Ce que les Maires pensent de leur engagement · Catégories: Actu

Appréciés et utiles, les 36 000 maires de France portent l’image positive qui devrait être celle des élus du peuple. Ils sont appréciés parce que les citoyens les connaissent et que leurs résultats sont visibles. Une seule solution à la crise actuelle : décentraliser largement toutes les responsabilités publiques et mettre fin au « tout État, tout à Paris, tout au Président ».

Le groupe Les Républicains du Sénat a commandé une étude afin de connaitre l’état d’esprit des Maires à 18 mois des prochaines élections municipales. Voici quelques chiffres parlant issus des résultats de cette enquête menée par l’Ifop :

  • 89% des Maires interrogés sont satisfaits d’exercer le mandat de Maire sur leur commune.
  • 87% des Maires interrogés estiment qu’aujourd’hui il est difficile d’exercer leur fonction de Maire.
  • 42% des Maires interrogés ont l’intention de solliciter un nouveau mandat de Maire (alors que 58% des français souhaitent que leur Maire se représente en 2020).
  • 49% des Maires interrogés pensent l’intercommunalité constitue plutôt une chance pour leur commune
  • 33% des Maires interrogés souhaitent que les blocs de compétences des intercommunalités soient fixés pour chaque type d’intercommunalité
  • 75% des Maires interrogés souhaitent que moins de compétences soient transférées à l’avenir vers les intercommunalités.
  • 67% des Maires interrogés pensent que la présence des services publics va diminuer.
  • 70% des Maires interrogés pensent que le Sénat est utile pour défendre les intérêts des maires et des territoires.

Retrouvez l’ensemble des résultats de l’enquête, menée par l’Ifop auprès d’un échantillon de 609 maires représentatif des maires des communes de France métropolitaine, en cliquant ici.

Retrouvez aussi l’article de l’Est Républicain du 11 février 2019 concernant les Maires de Meuse qui décident de jeter l’éponge en cliquant ici.