11. février 2019 · Commentaires fermés sur Ce que les Maires pensent de leur engagement · Catégories: Actu

Appréciés et utiles, les 36 000 maires de France portent l’image positive qui devrait être celle des élus du peuple. Ils sont appréciés parce que les citoyens les connaissent et que leurs résultats sont visibles. Une seule solution à la crise actuelle : décentraliser largement toutes les responsabilités publiques et mettre fin au « tout État, tout à Paris, tout au Président ».

Le groupe Les Républicains du Sénat a commandé une étude afin de connaitre l’état d’esprit des Maires à 18 mois des prochaines élections municipales. Voici quelques chiffres parlant issus des résultats de cette enquête menée par l’Ifop :

  • 89% des Maires interrogés sont satisfaits d’exercer le mandat de Maire sur leur commune.
  • 87% des Maires interrogés estiment qu’aujourd’hui il est difficile d’exercer leur fonction de Maire.
  • 42% des Maires interrogés ont l’intention de solliciter un nouveau mandat de Maire (alors que 58% des français souhaitent que leur Maire se représente en 2020).
  • 49% des Maires interrogés pensent l’intercommunalité constitue plutôt une chance pour leur commune
  • 33% des Maires interrogés souhaitent que les blocs de compétences des intercommunalités soient fixés pour chaque type d’intercommunalité
  • 75% des Maires interrogés souhaitent que moins de compétences soient transférées à l’avenir vers les intercommunalités.
  • 67% des Maires interrogés pensent que la présence des services publics va diminuer.
  • 70% des Maires interrogés pensent que le Sénat est utile pour défendre les intérêts des maires et des territoires.

Retrouvez l’ensemble des résultats de l’enquête, menée par l’Ifop auprès d’un échantillon de 609 maires représentatif des maires des communes de France métropolitaine, en cliquant ici.

Retrouvez aussi l’article de l’Est Républicain du 11 février 2019 concernant les Maires de Meuse qui décident de jeter l’éponge en cliquant ici.

25. janvier 2019 · Commentaires fermés sur Le Grand Débat National : des institutions, pas l’improvisation ! · Catégories: Actu

Bien utile, la Commission Nationale du Débat Public permet depuis des années aux maîtres d’ouvrage de grandes réalisations publiques de faire connaître la réalité de leurs projets et d’entendre les réactions de ceux de nos compatriotes qui s’intéressent effectivement à ces futures réalisations.

La CNDP connait deux limites, au demeurant bien compréhensibles : les thèmes sont identifiés et ils ne sont pas généraux et visent des sujets précis : tronçons de routes, lignes de TGV, stockage de déchets nucléaires en couche géologique profonde. La seconde limite est qu’il n’y a pas d’autre sanction que le sens de la responsabilité du maître d’ouvrage et la bienveillance qu’il accorde aux divers points de vue. Mais la CNDP part d’un projet précis, ce n’est pas le cas du grand débat ouvert en ce début d’année.

Certes la CNDP est de plus en plus sollicitée sur des sujets plus larges mais toujours définis : la programmation des équipements énergétiques, qui commande ou qui découle de la politique énergétique globale du pays par exemple lorsqu’un débat public a été organisé sur un thème de société, il concernait les lois de bio éthiques et très directement la PMA et la GPA. Ce fût le rôle d’une Commission spécialisée sur l’éthique et non pas la CNDP.

Le débat public, voulu par le Président, entre lui en conflit direct avec le pouvoir législatif par le caractère général et national des thèmes retenus et par sa vocation à exprimer les demandes du peuple français. Le Parlement il est vrai, s’est habitué à être débordé. Sa légitimité à représenter le peuple n’étant plus exclusive tant s’en faut et particulièrement depuis le Quinquennat Présidentiel. Historiquement, l’un des premiers exemples qui illustre cette mise à l’écart du Parlement sont sans doute les Accords « Matignon » qui furent signés en juin 1936, hors du Parlement, qui venait d’être réélu pourtant ! Exécutif et « partenaires sociaux » se retrouvèrent pour décider de mesures économiques et sociales qui relevaient pour la plupart d’entre elles du seul Gouvernement ou des seules Assemblées. Le pli était formé et le principe de la conférence hors Parlement assez systématisée, à l’exemple du « Grenelle » de 1968 qui en générera bien d’autres, y compris le Grenelle de l’Environnement de 2007, construit hors Parlement, mais ratifié partiellement par ce dernier.

Ironie de l’histoire, la dissolution de l’Assemblée de Juin 68 renforça singulièrement une majorité que les « événements » semblaient avoir désavouée et le Parlement en 2010 écarta une taxe carbone voulue par le Grenelle ! Aujourd’hui, on va encore plus loin dans la marginalisation du Parlement. En effet, le Président et l’Exécutif confient à un service public, la CNDP, aux Préfets et aux Maires, la charge d’organiser un débat, non pas seulement sur les 4 grands Thèmes principaux évoqués mais sur un diagnostic politique global. A partir de ces têtes de chapitre, plus de 100 questions peuvent être posées, toutes aussi complexes les unes que les autres, et qui relèvent en réalité du débat politique tel que les partis en ont la charge et tel que les élections législatives ont vocation à le trancher.

Seule la « note de Bercy » sur la dépense publique me parait utile, car rappelant quelques évidences trop souvent oubliées. Cette note qui veut seulement « constater » nous rappelle surtout l’immense complexité des sujets à traiter, des retraites à la protection sociale, du coût du travail au financement des investissements en passant par l’organisation territoriale. Tous sujets qui sont depuis 30 ans au cœur des débats politiques d’élections en élections.

Ma réserve ne tient pas à la complexité des sujets portés à l’ordre du jour des débats populaires. Ma réserve porte sur un détour de démocratie : ces réponses pour l’essentiel appartiennent à la loi, aux législateurs et donc aux partis qui présentent des candidats. Ces derniers selon l’Art. 4 de la Constitution concourent à la vie démocratique de la Nation. Parce qu’au terme de leurs travaux, il y a un juge respecté, le suffrage universel qui s’exprime après passage dans l’isoloir, loin de la démocratie des Ronds-Points aujourd’hui, des « nuits debout » hier, des Assemblées Générales fiévreuses d’avant-hier, en 1968 par exemple !

Rien de cela dans cette démocratie directe aussi ambitieuse qu’inquiétante : c’est la loi de la présence physique et de la force oratoire qui va commander à la rédaction des P.V. dont personne n’imagine qu’ils puissent refléter une opinion majoritaire, réfléchie et pondérée selon la hiérarchie des priorités. En un mot nous sommes sous l’Ancien Régime, entre des Etats Généraux sans représentativité et des Cahiers de doléances imprévisibles et confus par construction. Il est à prévoir que le Président, au long d’une interminable émission télé à imaginer, nous donnera lui, sa synthèse !

Allons-nous ainsi réconcilier nos compatriotes avec la chose publique ! Je crains que non, en l’absence d’arbitrage des propositions et donc de synthèses fondées sur le travail législatif. Certains déclarent déjà refuser de participer à ces rencontres, alors que ce grand débat a été imaginé par le Président pour eux. D’autres iront, par convictions ou par curiosité. Mais seul le vote législatif peut donner une forme à ce qui paraîtra à la fois nouveau et utile.  Car il faudra choisir, et cette mission est celle des représentants du peuple, pas celle des commissaires de la CNDP ou des animateurs de soirées télévisées.

Plus que jamais notre pays mesure les inconvénients et les fragilités d’un régime présidentiel qui ne connait pas d’autres limites que les sondages, les cortèges du Samedi ou la pression des marchés financiers internationaux.

Il est temps, grand temps, de tirer les leçons de notre vie constitutionnelle, politique et médiatique : la centralisation absolue, de la politique tolérée quand tout va bien, a certes magnifié le Président, mais surtout installé sondages, médias et chroniqueurs établis comme les seuls interlocuteurs du pouvoir exécutif. Aujourd’hui le peuple réapparait en force en apparence, mais en apparence seulement. Parce que ses représentants élus ont plus ou moins renoncé à exercer librement leurs pouvoirs à l’Assemblée Nationale, le peuple cherche, d’autres voies, des ronds-points au pavé Parisien. Mais il ne s’agit là que d’une fraction activiste, mais non de la volonté de tous.

Au-delà d’une crise qu’il faut surmonter, la question me paraît être surtout celle de la reconstruction d’une vie démocratique fondée sur le dialogue responsable, et non le bavardage numérique. Ce dialogue incombe aux partis et il se traduit, pour prendre des décisions et donc trancher les conflits légitimes et inévitables, par l’élection de représentants. Aussi tonique ou physique que soit le Président, il ne peut à lui seul, porter la vie publique quand bien même irait-il de chefs-lieux de canton en Sous-Préfectures. Son voyage ne sera jamais exhaustif. Son statut ne permet pas une véritable concertation. De plus, sa mission principale va finir par en souffrir, emploi du temps oblige. Puisque la France doute d’elle-même, reconstruire ses institutions et ses procédures républicaines me parait plus solide que l’exercice – souvent talentueux, parfois irritant – mais toujours solitaire du discours vertical. L’outil de la République, ce sont ses institutions. Le dynamisme du Président est un atout. Ce n’est pas une réponse durable aux doutes d’un peuple tout entier.

Gérard Longuet

27. octobre 2017 · Commentaires fermés sur Proposition de loi Service public d’eau potable · Catégories: Actu, En séance à Paris

« Le 11 janvier 2017, les présidents des deux groupes majoritaires du Sénat déposaient une proposition de loi tendant à renoncer au caractère obligatoire de la compétence eau et assainissement pour les intercommunalités. Le Sénat l’a adopté à une très large majorité le 23 février dernier. Le 12 octobre, l’Assemblée nationale a voté un renvoi en commission, ce qui est assez rare pour une proposition de loi. Je comprends qu’une assemblée largement renouvelée se donne le temps de la réflexion, mais sur un sujet aussi simple, il ne doit pas durer le temps de la législature…

Madame la ministre, l’article 39 de la Constitution vous permet de vous saisir de l’ordre du jour. Allez-vous faire sortir cette proposition de loi de son encellulement et la faire examiner par l’Assemblée nationale ? « 

30. juin 2017 · Commentaires fermés sur Madame Simone Veil · Catégories: Actu

Le 10/12/2010 Madame Simone Veil inaugurait à Vigneulles-lès-Hattonchâtel en Meuse le groupe scolaire qui porte son nom. Ce fut l’une de ses dernières sorties publiques. A ma demande, elle avait accepté l’invitation de Sylvain Denoyelle et celle du maire de la commune, Monsieur Jean-Claude Zingerlé.

Antoine Veil, Lorrain passionnément attaché à sa Région d’origine, fut mon intercesseur. La décision de Madame Simone Veil fut rapide et positive. Nous nous connaissions depuis si longtemps et en dépit de l’exceptionnelle aventure humaine que fût sa vie, l’ancienne Présidente du Parlement Européen, que j’avais soutenue à chacun de ses combats, restait simple, directe et claire dans ses décisions. Ce fut « oui » sans hésiter, d’abord par fidélité aux racines de son mari, et peut être parce que ses amis Lorrains ne lui avaient jamais manqué.

Les souvenirs me sont innombrables et je garderai simplement celui de son énergie au service de ses convictions. Une autorité morale, un courage politique, une passion de la Paix avec l’Europe comme objectif et la France comme matrice. Une femme exceptionnelle oui, mais pour moi un Homme d’Etat doré des souffrances de son siècle surmontées avec courage et dignité.

14. juin 2017 · Commentaires fermés sur Elections législatives 2017 dans le Nord Meusien · Catégories: Actu

A l’occasion du deuxième tour des élections législatives, le 18 juin 2017 nous aurons à choisir dans l’Arrondissement de Verdun, entre une inconnue présente en Meuse depuis un mois seulement et un fantôme FN absent du département depuis son élection à la Région il y a 2 ans.

Je vous propose d’être optimiste et d’écarter celui qui, habitant Forbach, représente le Front National, qui met un point d’honneur à ignorer la Meuse. Optimiste en effet, en espérant que Mme Cariou qui retrouve le Verdun de sa naissance après 40 ans d’absence, aura à cœur de rattraper cet éloignement. De toute façon, le Nord de la Meuse pourra toujours compter sur la majorité départementale et régionale pour faire aboutir ses projets. Formulons le vœu que le député élu soutienne les efforts collectifs plutôt que de privilégier un superbe isolement. Après tout, nous avons voté Emmanuel Macron, qu’il s’en souvienne!

12. juin 2017 · Commentaires fermés sur Dimanche 18 juin, votons Bertrand PANCHER ! · Catégories: Actu

Elections Législatives 2017

Dans un climat politique marqué par la volonté de nos compatriotes de « donner sa chance au Président élu », le résultat de Bertrand Pancher dans le Sud Meusien, « Bar-le-Duc/Commercy » arrivé en tête, consacre à la fois un travail personnel et une vraie sagesse politique :

Le Sud Meusien, grâce au travail collectif soutenu et animé par Bertrand Pancher, bouge et bouge en bien. Lui seul, avec l’aide des intercommunalités meusiennes, du Département, de la Région, peut transformer ce nouveau départ en un succès durable. Son adversaire, l’ancienne Conseillère Générale Diana André, est opposée aux principaux projets. Elle est d’ailleurs en opposition avec la politique économique, sociale, énergétique du Gouvernement et du Président ! Il faut que les Meusiens sachent, qu’à notre connaissance, elle est en désaccord aussi avec tous les projets meusiens qui sont pourtant connus et reconnus par le Gouvernement d’Edouard Philippe. Elle ne peut pas être notre avocat.

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24. mai 2017 · Commentaires fermés sur La démocratie parlementaire sera donnée par les élections législatives en juin prochain ! · Catégories: Actu

A la veille des élections législatives des 11 et 18 juin, beaucoup d’amis qui n’ont pas voté pour Emmanuel Macron au premier tour de la présidentielle me répètent deux formules au bon sens apparent :

  • « Il est élu Président, donnons lui sa chance », et donc ils veulent voter pour les candidats Emmanuel Macron qui n’existent sur le terrain que par le label présidentiel.

 

  • « La situation de la France est telle qu’il nous faut l’union nationale pour surmonter les efforts de modernisation à entreprendre. »

 

Les bons sentiments ne font pas pour autant les bonnes dynamiques d’action pour la France.

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13. avril 2017 · Commentaires fermés sur Pourquoi François Fillon est mon candidat ! · Catégories: Actu

Les fêtes de Pâques sont pour de très nombreuses familles l’occasion de se retrouver et d’échanger. A la veille du premier tour de l’élection Présidentielle du 23 avril prochain, beaucoup évoqueront ce sujet, toutes générations et toutes opinions confondues.
Pardonnez-moi de m’inviter à vos échanges, mais en raison de l’importance de l’enjeu et parce que nous avons fait, à un moment ou un autre, chemin ensemble dans nos vies professionnelles, publiques ou amicales, je me sens le devoir de vous donner mon avis.

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29. mars 2017 · Commentaires fermés sur Vous avez aimé François Hollande ? Vous allez adorer Emmanuel Macron ! · Catégories: Actu

Crédits photo : Pool/ABACA/Pool/ABACA

François Hollande n’est pas candidat à sa réélection… du moins officiellement. Car si Emmanuel Macron l’a trahi à titre personnel, il entend bien poursuivre son oeuvre politique, avec la même inexpérience et dans la même ligne politique du flou et de l’immobilisme.

I. Emmanuel Macron, l’héritier de Hollande

! Macron, collaborateur puis ministre de Hollande

o EM a été l’inspirateur du programme économique de FH, son principal conseiller économique à l’Elysée durant deux ans (et le maître d’oeuvre du matraquage fiscal du début du quinquennat :
+30Mds€ d’impôts !), puis son ministre de l’économie pendant encore deux ans.

o Il est co-responsable de son désastreux bilan économique (croissance en berne malgré un contexte international très favorable, explosion du chômage avec un million de chômeurs en plus).

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27. mars 2017 · Commentaires fermés sur Discours – Association des Maires de France – François Fillon – Mercredi 22 mars 2017 · Catégories: Actu

C’est toujours avec beaucoup de plaisir et d’émotion que je m’adresse devant les maires de France.

Mieux que quiconque vous connaissez l’état de notre pays ; vous êtes en première ligne sur le front du chômage, de la précarité, de l’insécurité… Vous savez les défis que nous devons relever.

Sans vous, la République serait déracinée. Vous êtes dans le réel.  J’ai été maire pendant 18 ans. Vous êtes un repère dans un pays qui a besoin de se rassembler et d’espérer. Vous êtes à « portée d’engueulades », comme aime à le rappeler le président du Sénat, Gérard Larcher ! Le quinquennat qui s’achève a été marqué par une instabilité institutionnelle chronique. L’absence de vision, toujours plus de complexité, ont caractérisé l’élaboration de la loi NOTRe et la création de la nouvelle carte des régions. La loi NOTRe et la loi MAPTAM ont même réussi la contreperformance de créer des strates supplémentaires aboutissant à plus de réglementations, plus d’agents publics et plus d’impôts. Ces cinq dernières années ont été chaotiques pour les collectivités et particulièrement pour le bloc communal.  Le Gouvernement leur a imposé des cures d’austérité sans précédent et sans aucune contrepartie, et les réformes se sont passées sans les élus locaux.

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